<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Fernando Arrabal &#8211; NAZIONE INDIANA</title>
	<atom:link href="https://staging.nazioneindiana.com/tag/fernando-arrabal/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://staging.nazioneindiana.com</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Wed, 03 Jul 2013 10:29:36 +0000</lastBuildDate>
	<language>it-IT</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.7.5</generator>
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">211417809</site>	<item>
		<title>Intervista immaginaria di Fernando Arrabal per La Repubblica</title>
		<link>https://staging.nazioneindiana.com/2013/07/03/intervista-immaginaria-di-fernando-arrabal-per-la-repubblica/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[francesco forlani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jul 2013 10:29:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[a gamba tesa]]></category>
		<category><![CDATA[dispatrio]]></category>
		<category><![CDATA[Fernando Arrabal]]></category>
		<category><![CDATA[Mila Moretti]]></category>
		<category><![CDATA[Sergio Aguirre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.nazioneindiana.com/?p=45959</guid>

					<description><![CDATA[Interview imaginaire (La Repubblica) di Fernando Arrabal La Repubblica.- Che cosa rimane oggi del &#8220;Panico&#8230; mieux, que pense le Panique des bons sentiments? Fernando Arrabal.- Ils devraient être neutres, comme le chocolat&#8230; La Repubblica.&#8211; &#8230; vous éblouissent-ils..? FA.-&#8230;sans m’éclairer&#8230; La Repubblica.-&#8230;mais, la spéculation qui gravite autour d&#8217;eux&#8230; FA.- &#8230; l&#8217;artiste projette ses flammes, comme la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Interview imaginaire (La Repubblica) </strong> </p>
<p>di<br />
<a href="http://laregledujeu.org/arrabal/2013/07/01/4053/%E2%80%9Csotto-le-stelle-niente-muore%E2%80%9D-darrabal-festival-de-san-gimignano/">Fernando Arrabal</a><br />
<a href="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2013/07/romanus-299x300.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2013/07/romanus-299x300.jpg" alt="romanus-299x300" width="299" height="300" class="alignleft size-full wp-image-45961" srcset="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2013/07/romanus-299x300.jpg 299w, https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2013/07/romanus-299x300-150x150.jpg 150w, https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2013/07/romanus-299x300-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 299px) 100vw, 299px" /></a></p>
<p><strong>La Repubblica</strong>.- Che cosa  rimane oggi del &#8220;Panico&#8230; mieux, que pense le Panique des bons sentiments?<br />
<strong>Fernando Arrabal</strong>.- Ils devraient  être neutres, comme le chocolat&#8230;<br />
<strong>La Repubblica.</strong>&#8211; &#8230; vous éblouissent-ils..?<br />
<strong>FA</strong>.-&#8230;sans m’éclairer&#8230;<br />
<span id="more-45959"></span><br />
La Repubblica.-&#8230;mais, la spéculation qui gravite autour d&#8217;eux&#8230;<br />
FA.- &#8230; l&#8217;artiste projette ses flammes, comme la sublime Mila Moretti &#8230; ou sa lave&#8230; ou sa démence&#8230; Warhol m&#8217;a dit le 8 mars 1982 &#8220;ton Greco a fait ce que je tente : inverser les relations de l&#8217;homme avec l&#8217;art&#8221;&#8230;<br />
La Repubblica.- Entre un fleuve d’excréments et un petit ruisseau de bons sentiments, dans  lequel des deux préfère plonger  le Panique ?<br />
FA.- L&#8217;impur peut se transformer en croyance. Comme le montre la sublime Mila Moretti en “Sotto le stelle niente muore” . On passe de la précision à l&#8217;épilepsie. Je pratique l&#8217;art « microscopique » des bons sentiments seulement lorsque je danse frénétiquement…</p>
<p>  La Repubblica.-&#8230;vous dansez avec Zarathoustra?<br />
FA.- J&#8217;ai beaucoup dansé avec Suzanne et Beckett dans leur mansarde de la rue des Favorites &#8230; (je moins dansé avec lui que Peggy Guggenheim&#8230;).  Je ne danse plus que par-dessus ma tête comme le poulet sans plumes de Socrates<br />
La Repubblica.-  Adesso il suo teatro, mi pare, è molto più rigoroso, meno eccessivo, meno trasgressivo, perché? Vous êtes, dites-vous, un peintre frustré&#8230;<br />
FA.- &#8230;comme Dario Fo,  m&#8217;a dit-il &#8230;le destin me fait  (malheureusement) jouer le rôle du bouc émissaire: une mouette sans sous-marins.<br />
 La Repubblica.- Le pouvoir culturel a-t-il un sexe?<br />
FA.- C&#8217;est pourquoi il communique sous une burqa.<br />
La Repubblica.- L’humour occupe une place importante dans votre œuvre.<br />
FA.- Comme sentiment quasi aristocratique qui me permet de me moquer de moi-même&#8230;.<br />
La Repubblica.- &#8230;est-il prémédité ou dicté par le hasard ?<br />
&#8230;j’ai moins d’humour que par le passé&#8230; 38 fois moins&#8230;<br />
La Repubblica.- &#8230;pas 39 fois&#8230;?<br />
FA.- &#8230;longtemps je croyais  être de petite taille, avoir une tête monstrueusement grosse et être pestilentiel… Désormais je sais que suis très grand, que ma tête est petite, et  que je dégage des effluves de rose.<br />
<a href="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2013/07/Sotto-le-stelle-niente-muore-01-690x423.jpg"><img decoding="async" src="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2013/07/Sotto-le-stelle-niente-muore-01-690x423.jpg" alt="Sotto-le-stelle-niente-muore-01-690x423" width="690" height="423" class="alignleft size-full wp-image-45960" srcset="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2013/07/Sotto-le-stelle-niente-muore-01-690x423.jpg 690w, https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2013/07/Sotto-le-stelle-niente-muore-01-690x423-300x183.jpg 300w, https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2013/07/Sotto-le-stelle-niente-muore-01-690x423-80x50.jpg 80w" sizes="(max-width: 690px) 100vw, 690px" /></a><br />
La Repubblica.- Contrairement à Breton, pensez-vous que &#8230; ?<br />
FA.- &#8230;pendant les trois ans de ma présence quotidienne au café surréaliste je ne comprenais pas  lorsqu&#8217;il me parlait ou nous parlait  du merveilleux  et encore moins de   magie,  ou des visionnaires… Dali ou Allen Ginsberg étaient plus  ébouriffants et Louise Bourgeois moins détaillée<br />
La Repubblica.- Si Cervantès revenait parmi nous et réécrivait son Don Quichotte, sous quelle forme se réincarnerait l’Homme de la Mancha ?<br />
FA.- En flamant rose.  Cervantès   n’était pas du tout favorable au personnage de Don Quichotte. Il le ridiculise. J’aimerais écrire « La confusa » , pièce disparue dont il était très fier.<br />
La Repubblica.- Comme Duchamp vous pratiquez les échecs,<br />
FA.- Même de dos  &#8230;en simultanée &#8230;ou aveugle. Avec lui nous préférions analyser des parties de M.Tahl . Je l&#8217;imaginais séductrice comme Rrose Sélévy.<br />
La Repubblica.- Quelle a été l’influence des échecs sur votre œuvre ?<br />
FA.- Aucune.  Parce que c’est une pratique quotidienne.  Je ne peux imaginer aller me coucher sans y avoir joué.<br />
La Repubblica.- On imagine &#8230; que pour vous c&#8217;est un plaisir formidable<br />
FA.  Le &#8220;formos&#8221; de formidable évoque la peur. Même le militant Tristan Tzara  de vers la fin de sa vie, celui que j&#8217;ai connu, cherchait un ordre …  un ordre dans le chaos.<br />
La Repubblica.- N’êtes-vous pas finalement la muse de toute votre œuvre ?<br />
FA.- Une muse à pénis.<br />
 La Repubblica.- &#8230;à tout moment?<br />
FA.- Je suis une installation de  ma propre circonstance.<br />
<a href="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2013/07/satrapa-300x285.jpg"><img decoding="async" src="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2013/07/satrapa-300x285.jpg" alt="satrapa-300x285" width="300" height="285" class="alignright size-full wp-image-45962" /></a><br />
La Repubblica.- On prétend que vous êtes une sorte de bouc émissaire…<br />
FA.-&#8230; peut-être parce que mon père a fait    partie  du premier &#8220;peloton&#8221; des condamnés à mort &#8230;<br />
La Repubblica.- &#8230;du premier jour de la la guerre civile.<br />
FA.- Je n&#8217;y suis strictement pour rien : le mérite&#8230;<br />
La Repubblica.- &#8230;vous avez été  emprisonné par le régime franquiste&#8230;<br />
FA.-  Encore sans mérite aucun. Mille autres écrivains&#8230;<br />
La Repubblica.- &#8230; étiez-vous le moins politique de vos collègues?<br />
FA. Jamais eu de collègues.<br />
La Repubblica.- Vous avez été le seul écrivain  totalement interdit par l&#8217;ancien régime.<br />
FA.- Littéralement ce fut incroyable. A la mort du général (dans son lit et avec des funérailles suivies par des millions de personnes en pleurs)  la personne qui achetait  mes livres était déçu : je n&#8217;étais pas un redoutable  Marquis de Sade doublé d&#8217;un Robespierre.</p>
<p>La Repubblica.- &#8230;pourquoi la seule lettre publique écrite à Franco en vie du tyran sera la vôtre ?<br />
FA.- Ma vie n&#8217;a cessé d’être ainsi: une série de surprises  dictées par le dieu Pan …<br />
La Repubblica.- Comment vivez-vous votre anarchisme  ?<br />
FA.- Par hasard . A la va-vite.  Sans préméditation.<br />
La Repubblica.- Vous n’avez jamais été membre d’aucun parti politique&#8230;.<br />
FA.- J’aurais aimé pouvoir être convaincu par un groupe. Je n’ai jamais voté de ma vie, cependant j’ai fait des choses bien pires… Comme, par exemple, recevoir des prix officiels et des doctorats honoris causa<br />
La Repubblica.- Vous avez rencontré d’innombrables artistes durant votre vie, certains sont devenus des icônes tandis que d’autres sont restés d’illustres inconnus. N’y-a-t-il pas une part de loterie dans l’accession à la reconnaissance et ceci qu’elle soit posthume ou non ?<br />
FA.- La réussite est le fruit de la rigueur mathématique de la confusion, plus que de la loterie de Babylone<br />
La Repubblica.- On dit que votre  rêve serait  de réunir chez vous dans une de vos fameuses &#8220;tertulias&#8221; , avec vos amis Houellebecq, Kundera, Thieri Foulc, Simon Leys  etc. les plus grands hommes de sciences du monde<br />
FA.- Je leurs  demanderais justement de trouver les règles de la confusion.<br />
La Repubblica.-  Si vous  aviez un pouvoir illimité dans l&#8217;art, quelle est la première chose que vous feriez?<br />
FA.- L&#8217;éliminer. Le pouvoir comme échec est une réussite.</p>
<p> La Repubblica.- &#8230;l&#8217;incertitude quantique&#8230;<br />
FA.- &#8230;nous enfièvre-t-elle d&#8217; une telle fougue qu&#8217;elle crée des devoirs?  Le cyclope aveugle se distingue mal du borgne.<br />
  La Repubblica.- Ci può raccontare perché lei, Jodorowski e Topor arrivaste a fondare il movimento Panico? Chi erano per lei, allora i punti di riferiemento culturali? Êtes-vous la mauvaise conscience de  l&#8217;art de notre  temps…?<br />
 FA;- Tout ce qui est explosif, obviously,  met en danger le monde.<br />
 La Repubblica.-  Votre âme…?<br />
 F A.- Elle vaque dans les nues avec les étoiles.<br />
 La Repubblica.- Que penserait l&#8217;enfant que vous avez  été s&#8217;il voyait l&#8217;homme que  vous êtes  devenu?<br />
 FA.- Tous les matins  sont sans retour.</p>
<p>La Repubblica.- Pourquoi … la  célébrité&#8230; ?<br />
 FA.- &#8230;La célébrité est l&#8217;opium des triomphateurs. Parce qu&#8217;elle donjuanise les artistes?</p>
<p> La Repubblica.- Et dans votre propre cas?<br />
 FA.- Je suis un tout petit peu célèbre et complètement inconnu, comme mes noeuds papillons.<br />
 La Repubblica.- Quel personnage historique évoqueriez-vous  dans un prochain &#8230;:<br />
FA.- Aucun. Pas même Attila amoureux sur ses vieux jours . Quand le don des larmes lui a fait le cadeau de pleurer toutes celles de son corps.<br />
 La Repubblica.- Une période où vous auriez aimé vivre?<br />
FA.- Lors du big-bang . Ou à l&#8217;époque du Staline adolescent surdoué et fervent séminariste à Tiflis.<br />
 La Repubblica.- Seriez-vous  inquiet de retourner en Espagne après presque soixante ans d&#8217;exil&#8230;?<br />
FA.- &#8230;de destierro!!! Après une période d&#8217;obscurantisme, est-ce que nous traversons les sentiers des mystifications lumineuses ?</p>
<p> La Repubblica.- Quelle est votre patrie…. ?<br />
 FA.- Nous nous sommes habitués pendant des décennies à l&#8217;obstination des inquisiteurs. La colère est comme un cheval emballé.<br />
 La Repubblica.- Pourquoi les jeunes sont intéressés par vos pièces, par exemple  &#8220;Fando et Lis&#8221;&#8230;?<br />
FA.- Dans mon adolescence j&#8217;ai connu des surdoués (très semblables à ceux de notre époque); ils voulaient un ministère ou rien: ils ont eu les deux.<br />
La Repubblica.- Changeriez vous quelque chose à votre esthétique de la négation?<br />
FA.- La Samaritaine panique a dit à Job : Celui à qui Dieu n&#8217;a rien donné, Dieu ne peut rien lui ôter.<br />
La Repubblica.- Votre film L&#8217;arbre de Guernica … votre ami Picasso   …<br />
FA.- Dans les ménageries et les musées, n&#8217;y-a-t-il rien d&#8217;aussi aphrodisiaque que l&#8217;innocence?<br />
La Repubblica.- Ce que vous appelez  “révolution” est-il possible dans un pays civilisé et riche?<br />
FA.- Les banlieues les ghettos (los arrabales)… perdent-elles leurs fêtes et leurs arrabalesques?<br />
La Repubblica.- Vos barbares sont-ils vraiment  moins civilisés ?<br />
FA.- Ils sont moins riches.<br />
La Repubblica.- Ce qui disparaît de vos modes de vie… dans la peinture et la sculpture&#8230;<br />
FA.- Devient à la mode, et ce qui se démode ressuscite-t-il avec nos modes de vie?<br />
La Repubblica.- Le pouvoir de la culture?<br />
FA.- …çà et là , a-t-elle de moins en moins de pouvoir? C&#8217;est pourquoi elle se sert des statistiques comme de songes du désir?<br />
La Repubblica.- La Bourse a-t-elle une influence…?<br />
FA.- Est-elle un sanctuaire ? Elle célèbre le miracle de faire de l&#8217;argent avec de l&#8217;argent.<br />
La Repubblica.- A quel genre appartient l&#8217;actuel art mondial?<br />
FA- L&#8217;art actuel est catastrophique, bestial , confus et génial. Lui et la science forment-ils les deux avatars du savoir actuel?<br />
La Repubblica.- Lei è considerato giustamente un genio, l&#8217;incarnazione dell&#8217;arte contemporanea. Eppure i media danno spazio a personaggi molto più banali di lei. Perché? Avez-vous, &#8220;comme artiste frustré&#8221;, repensé aux Titans?<br />
FA.- Les affreuses et terrifiantes bêtes nommées chimères sont le produit des manoeuvres prométhéennes de l&#8217;homme nouveau.<br />
La Repubblica.- Avez vous une théorie sur l&#8217;artiste?<br />
FA.- Nous pouvons tous théoriser quant à la part maudite des Terriens parce que nous faisons tous partie de la malédiction.</p>
<p>La Repubblica.- Pourquoi l’extrémisme?<br />
FA.- Quand les extrémismes se combattent,  la raison leur fournit des arguments.<br />
La Repubblica.- Beaucoup vous  considèrent déjà comme un classique . N&#8217;est-ce pas un danger ?<br />
FA.- Le danger se dissipe-t-il avec la considération? Il demeure comme le sourire du chat du Cheshire. L&#8217;éléphant a dû se couper la trompe, sa petite queue en était jalouse .<br />
La Repubblica.- Pourquoi, écrit The Village Voice,   êtes-vous  en avance sur votre époque?<br />
FA.- Grâce à son omniscience le dieu Pan a placé les commencements avant les fins.<br />
La Repubblica.- Avez-vous  réinventé la provocation comme l&#8217; a écrit bizarrement aussi The Village Voice?<br />
FA.- La provocation est infantile , centripète et aléatoire. On ne poignarde pas avec la foudre d&#8217;un nuage.<br />
La Repubblica.- Mais alors : pourquoi vous accuse-t-on d&#8217;être un  provocateur?<br />
FA.- On a entendu des choses plus étranges. Les cannibales diabétiques ne mangent pas les fabricants de sucre.<br />
La Repubblica.- Qu&#8217;est-ce qui  vous a poussé à écrire?<br />
FA.- Dans mon enfance, lorsque j&#8217;ai  gagné le concours des surdoués&#8230;. On aurait dû me congeler.<br />
La Repubblica.- Qu&#8217;est-ce qui pourrait justifier la trahison dans l&#8217;art?<br />
FA.- Rien. C&#8217;est un compromis inutile avec notre propre colère suicidaire.<br />
La Repubblica.- Croyez-vous réellement que, enfin   l&#8217;être humain va vers un terme inéluctable, la fin des idées et le triomphe de la violence?<br />
FA.- Vivons-nous une époque de belle myopie? Tuer pour le plaisir semble pis que de le faire par idéal.<br />
La Repubblica.- Comment aimeriez-vous mourir?<br />
FA.- Evidemment en dormant, en pleine pollution nocturne.<br />
La Repubblica.- Vous êtes un adepte de la confusion&#8230;<br />
FA.- &#8230;bien au contraire: je suis presque un fanatique de l&#8217;exactitude, des échecs et de la science.<br />
La Repubblica.- Quelle est votre voie?<br />
FA.- Les hirondelles parisiennes et les pigeons de Melilla  ignorent la manie démente de toujours emprunter la ligne droite.</p>
<p>  La Repubblica.- Un commento adesso, tanti, tanti anni dopo, alla sua lettera a Franco.  &#8230;à la mort de Franco vous avez formé avec Carrillo , la Pasionaria, Lister et le Campesino le quintette de ceux qui ne pouvaient pas revenir en Espagne …&#8221;parce que vous étiez  les plus dan-ge-reux&#8221;?<br />
FA.- Au bruit de bottes succède toujours le silence des pantoufles;.</p>
<p> La Repubblica.- Ci racconti &#8220;Sotto le stelle niente muore&#8221;. Pourquoi les universités les plus contées étudient -elles cette pièce?<br />
FA.- De la plus surprenante manière , voire même risquée.</p>
<p> La Repubblica.- Votre message  a été  interdit longtemps chez vous.<br />
FA.- La gale intelligente préfère les taureaux rouges.</p>
<p> La Repubblica.- Vous ne dites pas émigré mais  “desterrado”<br />
FA.- Je n&#8217;ai pas de racines: j&#8217;ai des jambes. Je suis de Desterrolandia (Exilande)</p>
<p>La Repubblica.- Que pensez-vous du temps?<br />
FA.- Le monde est rotatoire.  Mais nous voyagerons dans le Temps. Ce n&#8217;est qu&#8217;une question de budget (K.Gödel ou Lévy-Leblond dixit)<br />
La Repubblica.- Comment voyez-vous l&#8217;avenir?<br />
FA.- Sauf les devins, tout le monde peut prévoir l&#8217;avenir.<br />
La Repubblica.- La  complexité actuelle…<br />
FA.- Fait que les problèmes changent de nature pour que les solutions paraissent rationnelles.<br />
La Repubblica.- Ecrirez-vous  un essai sur l&#8217;art d&#8217;aujourd&#8217;hui?<br />
FA.- Est-il plus facile de passer par l&#8217;achat d&#8217;une anguille que de chasser ce sein que je ne saurais boire?<br />
La Repubblica.- Quelle est votre meilleure contribution à l&#8217;art?<br />
FA.- Aucune puisque mes “oeuvres “, nichées en moi, dictent mes pièces?</p>
<p> La Repubblica.- Et vice-versa?<br />
FA.- Quand j&#8217;ai cessé de croire au Père Noël, lorsque j&#8217;avais trois ans , je me suis rendu compte que lui n&#8217;avait jamais cru en moi.</p>
<p> La Repubblica.- Qu’est-ce que le surréalisme aujourd&#8217;hui?<br />
FA.- Si la course à la réussite n&#8217;était pas si compréhensible et ennuyeuse il n&#8217;y aurait ni poètes maudits ni soldats inconnus.<br />
La Repubblica.- L&#8217;écrivain  est-il &#8230;?<br />
FA. &#8211; &#8230;comme j&#8217;écris à double sens, ce serait un triomphe si on me comprenait à demi.<br />
La Repubblica.- Si vous aviez  moins de neurones et plus de beauté?<br />
FA.- Je suis si spécial que je ne réussis même pas à me ressembler, pauvre de moi!</p>
<p> La Repubblica.- Aimeriez vous forniquer avec un homme?<br />
FA.- La femme panique a des ailes; qui l&#8217;embrasse plane.<br />
La Repubblica.- Les mathématiques pour un &#8220;dramaturge frustré&#8221;&#8230;.<br />
FA.- &#8230;grâce au calcul infinitésimal l&#8217;éternité  est-elle de plus en plus longue?<br />
La Repubblica.- Est-elle pour vous un défi avec ses dilemmes?<br />
FA.- Les hérissons de mer volent quand il pleut des apocalypses.<br />
La Repubblica.- Pour certains vous êtes un écrivain  « culte ».<br />
FA.- Parce que  l&#8217;on  m&#8217;attaque par ouï -dire, est-ce qu&#8217;on me loue aveuglément et  me  plagie sans me voir?<br />
La Repubblica.- Da quanto tempo non faceva uno spettacolo in Italia? Le millénarisme, l’âge d’or&#8230;?<br />
FA.- &#8230;c&#8217;est étonnant : ni la panne de courant n&#8217;impressionne l&#8217;aveugle, ni la sottise le crétin , ni le duvet le canard, ni l&#8217;éternité l&#8217;instant.<br />
 La Repubblica.- Votre devise?<br />
FA.- Elle change d&#8217;une minute à l&#8217;autre. J&#8217;écris en jouant à être Dieu et,  parfois , je réussis.<br />
La Repubblica.- Voudriez-vous nous parler du sexe dans l&#8217;art ?<br />
FA.- Je ne sais qu&#8217;une chose , c&#8217;est que je ne sais rien.(comme de presque tout).<br />
____________________<br />
<strong>autre arrabalesque:</strong><br />
 <em>…avant d’inventer les élections les fourmis choisissaient-elles leur reine au Strip Poker ?<br />
… las hormigas, antes de inventar las elecciones ¿elegían la reina al strip-poker?<br />
JEUDI 4 JUILLET<br />
“Sotto le stelle niente muore”(L’adieu aux dinosaures)<br />
de Fernando Arrabal (”Au crayon qui tue”, éditeur)<br />
avec Mila Moretti<br />
regia Sergio Aguirre<br />
<a href="http://www.orizzontiverticali.net/web/events/sotto-le-stelle-niente-muore">Festival di teatro di   San Gimignano:</a> “…il Comune di San Gimignano e la Compagnia Giardino Chiuso sono lieti di invitar Fernando Arrabal  alla prima edizione del Festival di teatro… “Orizzonti Verticali – Arti sceniche in cantiere. … sul tema “Generazioni a confronto: storia, presente e scenari futuri””,  dal 3 al 7 luglio 2013…  il  spettacolo de FERNANDO ARRABAL  “Sotto le Stelle Niente Muore”; per questo saremmo lieti di aver… FERNANDO ARRABAL  presente …”<br />
L’auteur assistera à la représentation   de  “Sotto le stelle niente muore”, si le dieu Pan l p v.</em></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">45959</post-id>	</item>
		<item>
		<title>arrabalesques</title>
		<link>https://staging.nazioneindiana.com/2011/07/10/arrabalesques/</link>
					<comments>https://staging.nazioneindiana.com/2011/07/10/arrabalesques/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[francesco forlani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Jul 2011 08:41:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[dispatrio]]></category>
		<category><![CDATA[Fernando Arrabal]]></category>
		<category><![CDATA[Francesco Forlani]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.nazioneindiana.com/?p=39521</guid>

					<description><![CDATA[di Fernando Arrabal (traduzione di Francesco Forlani) Desperados masqués Desperados marqués Desperados moqués Desperados Mickeys Desperados moquette Desperados Marquis Desperados Marcos Desperados aux couleurs d’autre monde *** *** § La révolte prodigue              La prodiga rivolta Des frissons évanouis           Degli svaniti brividi Le mal se fait [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure id="attachment_39522" aria-describedby="caption-attachment-39522" style="width: 208px" class="wp-caption alignleft"></p>
<h2><span style="font-size: large;">… desperados!…</span></h2>
<p><a href="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2011/07/arravitx-228x300.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-39522 " title="arravitx-228x300" src="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2011/07/arravitx-228x300.jpg" alt="" width="208" height="273" /></a></p>
<p><figcaption id="caption-attachment-39522" class="wp-caption-text">(collage Jordi Soler) </figcaption></figure>
<p>di</p>
<p><strong><a href="http://laregledujeu.org/arrabal/">Fernando Arrabal</a></strong></p>
<p><em>(traduzione di Francesco Forlani)</em></p>
<p>Desperados masqués</p>
<p>Desperados marqués</p>
<p>Desperados moqués</p>
<p>Desperados  Mickeys</p>
<p>Desperados moquette</p>
<p>Desperados Marquis</p>
<p>Desperados Marcos</p>
<p>Desperados aux couleurs d’autre monde</p>
<p>***</p>
<p><span id="more-39521"></span></p>
<p>***</p>
<p><strong>§</strong></p>
<p>La révolte prodigue              <em>La prodiga rivolta</em><br />
Des frissons évanouis           <em>Degli svaniti brividi</em><br />
Le mal se fait terrestre          <em>Il male  che viene in terra</em><br />
Dans la fureur de vivre         <em>Nella disperata vitalità</em></p>
<p>Desperados masqués           <em>D</em><em>esperados </em><em> mascherati </em><br />
Desperados marqués           <em>D</em><em>esperados </em><em>marcati</em><br />
Desperados moqués            <em>D</em><em>esperados </em><em> smaccati</em><br />
Desperados Mickeys            <em>D</em><em>esperados </em><em> Mickey</em><br />
Desperados moquette          <em>D</em><em>esperados </em><em> moquette</em><br />
Desperados Marquis            <em>D</em><em>esperados </em><em> Marchese</em><br />
Desperados Marcos             <em>D</em><em>esperados </em><em> Marcos</em></p>
<p><strong><em> </em><br />
Desperados aux couleurs d’autre monde</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><em>Desperados  dai colori d&#8217;altro mondo</em></strong></p>
<p>Chaque douleur se fond         Ogni dolore fonde<br />
En un confus vertige               In confuse vertigini<br />
De l’orphelin d’essence          Dell&#8217;orfano  d&#8217;essenza<br />
Par la haine du pouvoir          Dall&#8217; odio del potere</p>
<p>Desperados masqués           Desperados mascherati<br />
Desperados marqués           Desperados marcati<br />
Desperados moqués            Desperados smaccati<br />
Desperados Mickeys            Desperados Mickey<br />
Desperados moquette          Desperados moquette<br />
Desperados Marquis            Desperados Marchese<br />
Desperados Marcos             Desperados Marcos</p>
<p><strong>Desperados aux couleurs d’autre monde</p>
<p><em>Desperados  dai colori d&#8217;altro mondo<br />
</em></strong><br />
La loi franchit l’espace           La legge varca lo spazio</p>
<p>Imposant son naufrage          <em>Al proprio naufragio costringendo</em><br />
Heurtant de ses embruns       <em>Di spruzzi d&#8217;onda urtando</em><br />
Les délires de nos nids.          <em>I deliri dei nostri nidi</em></p>
<p>Desperados masqués           <em>D</em><em>esperados </em><em> mascherati </em><br />
Desperados marqués           <em>D</em><em>esperados </em><em>marcati</em><br />
Desperados moqués            <em>D</em><em>esperados </em><em> smaccati</em><br />
Desperados Mickeys            <em>D</em><em>esperados </em><em> Mickey</em><br />
Desperados moquette          <em>D</em><em>esperados </em><em> moquette</em><br />
Desperados Marquis            <em>D</em><em>esperados </em><em> Marchese</em><br />
Desperados Marcos             <em>D</em><em>esperados </em><em> Marcos</em></p>
<p><em> </em><br />
D<strong>esperados aux couleurs d’autre monde</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><em>Desperados  dai colori d&#8217;altro mondo</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><em>… d’Arrabal , juillet 2011…</em><br />
<a href="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2011/07/10.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-39523" title="10" src="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2011/07/10.jpg" alt="" width="549" height="100" srcset="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2011/07/10.jpg 980w, https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2011/07/10-300x54.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 549px) 100vw, 549px" /></a></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://staging.nazioneindiana.com/2011/07/10/arrabalesques/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">39521</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Ubu-Reportage per un secolo di Patafisica</title>
		<link>https://staging.nazioneindiana.com/2011/04/26/ubu-reportage-per-un-secolo-di-patafisica/</link>
					<comments>https://staging.nazioneindiana.com/2011/04/26/ubu-reportage-per-un-secolo-di-patafisica/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[francesco forlani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Apr 2011 10:07:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[carte]]></category>
		<category><![CDATA[dispatrio]]></category>
		<category><![CDATA[College Pataphysique]]></category>
		<category><![CDATA[dario fo]]></category>
		<category><![CDATA[Fernando Arrabal]]></category>
		<category><![CDATA[Ionesco]]></category>
		<category><![CDATA[Mauro Guglielminotti]]></category>
		<category><![CDATA[Riccardo De Gennaro]]></category>
		<category><![CDATA[umberto eco]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.nazioneindiana.com/?p=38877</guid>

					<description><![CDATA[Per la rivista diretta da Riccardo De Gennaro ho chiesto al mio maestro Fernando Arrabal di scriverci una nota su questi cento anni di patafisica visti da dentro (fuori, sopra e sotto). La traduzione è mia e il fotodossier a cura di Mauro Guglielminotti. Abbonatevi a Reportage, vale! effeffe Hommage di Fernando Arrabal traduzione di [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Per la rivista diretta da Riccardo De Gennaro ho chiesto al mio maestro <a href="http://www.arrabal.org/"> Fernando Arrabal</a> di scriverci una nota su questi cento anni di patafisica visti da dentro (fuori, sopra e sotto). La traduzione è mia e il fotodossier a cura  di Mauro Guglielminotti. Abbonatevi a Reportage, vale! effeffe</p>
<p><figure id="attachment_38878" aria-describedby="caption-attachment-38878" style="width: 200px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2011/04/ARRABAL_img.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2011/04/ARRABAL_img-200x300.jpg" alt="" title="ARRABAL_img" width="200" height="300" class="size-medium wp-image-38878" srcset="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2011/04/ARRABAL_img-200x300.jpg 200w, https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2011/04/ARRABAL_img-682x1024.jpg 682w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a><figcaption id="caption-attachment-38878" class="wp-caption-text">Portrait di Mauro Guglielminotti</figcaption></figure><br />
</em><em>Hommage</em><br />
di<strong> Fernando Arrabal</strong><br />
traduzione di<em> Francesco Forlani</em><br />
Da il <a href="http://www.ilreportage.com/">Reportage</a> numero 6, aprile-giugno 2011</p>
<p>Del College Pataphysique temo mi sia ignoto l’essenziale. Come di quasi tutto. Oppure, di non poter dire altro se non quello che ho sentito dire o letto.<br />
Credo sia &#8216;Il&#8217; centro delle ricerche sapienti. (Una vera manna per me!). Ma soprattutto inutili. (Meglio ancora!). Ovvero, miste a confusione. Un panico dovrebbe sentirsi tanto a proprio agio quanto un surrealista in forte imbarazzo. Il College, naturalmente, non ha mai praticato dei veti, proibizioni o espulsioni. Ovviamente, visto che offre soltanto delle soluzioni immaginarie. Si possono quindi studiare soltanto le leggi che governano le eccezioni. “Les très riches heures  du C ’P” (Fayard, 2000) del Serenissimo pennifero Thieri Foulc mi farà da guida.<br />
<span id="more-38877"></span><br />
<a href="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2011/04/cop-reportage.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2011/04/cop-reportage-212x300.jpg" alt="" title="cop reportage" width="212" height="300" class="alignright size-medium wp-image-38879" srcset="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2011/04/cop-reportage-212x300.jpg 212w, https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2011/04/cop-reportage-723x1024.jpg 723w" sizes="auto, (max-width: 212px) 100vw, 212px" /></a></p>
<p>Mi sembra esemplare il fatto che Foulc possa essere “il serenissimo”, come la più alta autorità veneziana e al tempo stesso, &#8220;pennifero”. Inoltre, egli porta il titolo di “Rappresentante ipostatico di  Sua Magnificenza”. Poiché la sua rappresentazione ipostatica (elevata al rango dello Spirito Santo), è associata a quella del coccodrillo. D&#8217;altra parte io sono, senza alcun merito, TS. Satrapo trascendente. Trascendente? Cosa c&#8217;è di meglio? E satrapo, il che equivale a tiranno? Ad ogni modo una sorta di sbirro dell&#8217;imperatore persiano. Il cielo e la merda. Titolo che avevo già dato a due dei miei spettacoli.<br />
Credo che il C &#8216;P de Paris sia organo centrale e marginale. (Ma forse rischio di commettere uno sbaglio grossolano). Federatore e anarchico? Il Collegio dispone, con mia somma gioia, di 116 Commissioni, Sottocommissioni e Intercommissioni. Gli Istituti si moltiplicano dappertutto nel mondo. Consolidano il loro lavoro Australe. Il Corpo dei Provveditori del C &#8216;P si rallegra  dell&#8217;esistenza di centinaia di Istituti nell&#8217;universo. E della costante creazione di nuovi. Sembra che il Collegio stia preparando un numero della sua rivista “Viridis Candela/Il corrispondente” interamente dedicato ai lavori di questi Istituti internazionali della scienza. Ognuno di essi sarà presente. Con i lavori e i progetti più trascendentalmente titanici. &#8220;Parigi&#8221; si è impegnata a tradurre perfino dal Volapük tutte queste presentazioni, si dice.<br />
Purtroppo, il Collegio è difficilmente osservabile dall&#8217;esterno. Se non attraverso il periscopio della sua rivista interna. Penso che l’universo esista solo come aggiunta di elementi singolari. In questo contesto, noi altri, satrapi trascendenti, non esercitiamo per statuto alcuna funzione. Che norme edificanti! E non giochiamo alcun ruolo, né positivo, né negativo. In più non siamo soggetti a regole. Noi agiamo patafisicamente grazie alla nostra semplice presenza. Vedi in nostra assenza. “Come  catalizzatori di catarsi”. Sia fatta la volontà di Pan!<br />
Ho notato che il Corpo dei Satrapi  si avvale in maggioranza di amanti degli scacchi. Quasi tutti  lo sono o lo furono: Marcel Duchamp, Max Ernst, Boris Vian, Jacques Prévert, Raymond Queneau, Henri Jeanson, Topor, Michel Leiris, René Clair, Jean Dubuffet, Man Ray, Enrico Baj, Eugene Ionesco, Barry Flanagan, Umberto Eco e Jean Baudrillard. Eppure penso che non siano stati cooptati per questo motivo. Il che  aggiunge un’altra rara eccezione. Li si è eletti pensando così di accogliere soltanto dei creatori tra “i più originali e sediziosi dei tempi moderni”, per usare l’espressione di Jean-Louis Bory?<br />
Per una qualche splendida ragione, ovvero accecante, in Patafisica tutto possiede tanto senso quanto le sue possibili letture, e quindi i lettori. Il che permette a Thieri Foulc di riconoscere un’altra particolarità:<br />
– Il Collegio sorvola su quanto degli spiriti meno liberi considererebbero come un pesante handicap: il premio Nobel che pesa sullo stimato Dario Fo.<br />
Costui fu infatti accompagnato nella sua ascesa trascendentale (o discesa satrapica) da Jean Baudrillard e Umberto Eco. La cerimonia si è svolta a casa mia. Il Collegio aveva per l’occasione  cambiato la disposizione del mio appartamento. Il 20 aprile 2001. Che fortuna per me! Si sono comportati con una modestia trascendente. Ad un’attrice molto giovane il satrapo trascendente &#038; Premio Nobel si è presentato così:<br />
– Sono Dario Fo, attore.<br />
Ho tentato di decifrare per l&#8217;intera serata il quadro realista che, di fatto, mi aveva appena regalato: tre coppie nude in piedi, nell’atto di: Copulare? Pregare? Ballare? Topor è stato cooptato, quel giorno, a titolo postumo. Pochi giorni dopo, il suo quadro “Crocefissione di Braccio di Ferro” (che avevo prestato per una mostra a Chartres) è stato trafitto dal pugnale di un fanatico.<br />
Mi sembra che ci siano seguaci che la Patafisica ignora in quanto tali. Parallelamente, altri che la Patafisica non riconosce come tali? Heidegger? Gilles Deleuze? Quest’ultimo ha dichiarato che “questa scienza è l’avanzata delle scuole filosofiche non dogmatiche di oggi”.<br />
Non credo che la &#8216;P non abbia senso. O che sia ermetica. Noi stessi, la quasi dozzina di satrapi ancora in vita, ne diamo uno alle nostre opere. Oppure facciamo in modo che ne acquisiscano uno. Preferibilmente confuso come l’esistenza. Per fare quel che il Dottor Irénée-Louis Sandomir indica come il “buon rimbalzo”.<br />
 La Patafisica io l’accolgo come un eterno presente. Come un dono perpetuo. Come il pane (e il circo) quotidiano. Pecco forse di ottimismo. È forse irremovibile nel cambiamento senza fine? Poco prima di morire il satrapo trascendente Ionesco ha riconosciuto:<br />
– Sono ricoperto di premi e onorificenze; dall&#8217;Accademia di Francia a quella di Boston. Ma il titolo che conta di più per me è quello di Satrapo: il College sovrasta tutte le  accademie, presenti, passate o future.<br />
Un patafisico sarebbe allora qualcuno che non si ignori rispetto a coloro che si ignorano?</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://staging.nazioneindiana.com/2011/04/26/ubu-reportage-per-un-secolo-di-patafisica/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">38877</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Anteprima Sud #14: Arrabal su Beckett</title>
		<link>https://staging.nazioneindiana.com/2009/10/01/anteprima-sud-14-arrabal-su-beckett/</link>
					<comments>https://staging.nazioneindiana.com/2009/10/01/anteprima-sud-14-arrabal-su-beckett/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[antonio sparzani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 05:00:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[carte]]></category>
		<category><![CDATA[dispatrio]]></category>
		<category><![CDATA[Antonio Sparzani]]></category>
		<category><![CDATA[Atelier du roman]]></category>
		<category><![CDATA[Fernando Arrabal]]></category>
		<category><![CDATA[Francesco Forlani]]></category>
		<category><![CDATA[Murphy]]></category>
		<category><![CDATA[Samuel Beckett]]></category>
		<category><![CDATA[sud]]></category>
		<category><![CDATA[Suzanne]]></category>
		<category><![CDATA[Testo a fronte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.nazioneindiana.com/?p=23019</guid>

					<description><![CDATA[[nell&#8217;ambito della collabora- zione della rivista Sud con l&#8217;Atelier du Roman, pubblico una mia traduzione di un testo di Fernando Arrabal su Samuel Beckett, apparso sul numero 59 dell&#8217;Atelier (da cui già qui avevo tradotto un articolo sulla bellezza, scritto dal direttore Lakis Proguidis). Sono grato a Francesco Forlani (direttore di Sud) per l&#8217;ospitalità su [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2009/09/Beckett1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2009/09/Beckett1.jpg" alt="Beckett1" title="Beckett1" width="263" height="355" class="alignleft size-full wp-image-23020" srcset="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2009/09/Beckett1.jpg 263w, https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2009/09/Beckett1-222x300.jpg 222w" sizes="auto, (max-width: 263px) 100vw, 263px" /></a><br />
[nell&#8217;ambito della collabora- zione della rivista <strong>Sud</strong> con l&#8217;<em>Atelier du Roman</em>, pubblico una mia traduzione di un testo di <strong>Fernando Arrabal</strong> su <strong>Samuel Beckett</strong>, apparso sul numero 59 dell&#8217;<em>Atelier</em> (da cui già <a href="https://www.nazioneindiana.com/2009/05/09/da-presso-alla-bellezza/">qui</a>  avevo tradotto un articolo sulla bellezza, scritto dal direttore Lakis Proguidis). Sono grato a <strong>Francesco Forlani</strong> (direttore di <strong>Sud</strong>) per l&#8217;ospitalità su <strong>Sud</strong> e per alcuni preziosi suggerimenti e qualche essenziale correzione sulla mia traduzione. Ricordo anche il bel volume della rivista <strong><a href="http://www.ibs.it/code/9788871684550//testo-fronte-vol.html ">Testo a fronte</a></strong> (n. 35, II semestre 2006), a cura di Andrea Inglese e Chiara Montini, dedicato al centenario di Samuel Beckett. a.s.]</p>
<p><strong>Beckett</strong> </p>
<p>di <em>Fernando Arrabal</em></p>
<p>Come ormai è noto a tutti, Samuel Beckett è vissuto in una mansarda fino alla fine degli anni sessanta, a Parigi, al numero 6 della rue de Favorites: era una stanza dal soffitto molto basso che comunicava con una camera. Vi si arrivava senza ascensore. In seguito traslocò in un piccolo appartamento moderno: tre stanze al numero 38 del boulevard Saint-Jacques. Dalla cucina poteva vedere i detenuti della <em>Santé</em>. Finché era vivo, non ho mai rivelato questi indirizzi. Beckett, nonostante il grosso scoglio del Nobel, è riuscito ad attraversare l&#8217;esistenza con discrezione. Il segreto lo proteggeva tra le frange del vuoto.<br />
<span id="more-23019"></span><br />
Era slanciato e assai bello. Sempre di più. La prima volta che lo vidi pensai che era stato fortunato ad avere delle rughe così belle. Sotto una cresta da upupa il tempo gli aveva tracciato dei solchi. Profondi come le linee del destino; tratti docili alla misantropia. Il pessimismo s&#8217;era gettato su di lui, sconvolgendolo per sempre. Non ho mai avuto nulla in comune con lui. Salvo gli scacchi.</p>
<p>Sembrava aver copiato l’aspetto e la  pazienza da uno spaventapasseri. Nella steppa dell&#8217;eternità. La sua lucidità irradiava dai suoi occhi blu. Quasi trasparenti. Mi guardava forse con la solidarietà di un condannato a morte verso un altro condannato? Contemplava però l&#8217;orizzonte con rassegnazione. Nulla poteva attendersi da questa valle di lagrime. Salvo una partita di Michail Tal&#8217;.</p>
<p>E tuttavia amava ridere. Faceva buffi giochi di parole. E gli piaceva sorprendersi, o sorprendermi. L&#8217;humour costituiva il suo aristocratico disdegno verso se stesso. Un modo elegante di schernirsi delle proprie miserie e delle proprie debolezze. Spesso le sue commedie sono state accolte con la gravità di un corso di filologia. L&#8217;humour adornava i suoi scritti, e in ogni caso le sue conversazioni con me. E per questo spesso alludevamo ad altri umoristi, da Cervantes a Rabelais..</p>
<p>Beckett ha ricevuto i suoi primi diritti d&#8217;autore quand&#8217;era ormai vicino alla cinquantina. Si sarebbe lasciato morire se non fosse vissuto con Suzanne. La sua complice. Tanto minuta quanto tenace. Talvolta rabbiosa. Ed è grazie alle lezioni di piano della sua compagna francese che ha potuto sopravvivere.</p>
<p>Il futuro drammaturgo, durante la guerra, s&#8217;era appartato in una tenda, come in un convento. Suzanne gliel&#8217;aveva sistemata  in mansarda. E in quella quechua è riuscito a vivere per un lustro, come un personaggio beckettiano. Dieci anni prima di Godot. I più fantasiosi (tra i quali mai vi fu la molto discreta Suzanne) hanno affermato che l&#8217;autore di Finale di partita s&#8217;era arroccato nella sua tana. E che non apriva la &#8220;porta&#8221; se non per ricevere piatti bicchieri e vasi da notte che gli passava, o gli ritirava, la sua pianista. Ridimensionando la leggenda, Suzanne mi ha assicurato che Beckett aveva  piantato il suo prisma di tela e di solitudine per proteggersi dal freddo. Durante gli inverni glaciali della guerra, e con un abitacolo privo di riscaldamento. Rinserrato in un quasi nulla la sua ispirazione è diventata effervescente.</p>
<p>Alcuni hanno detto che Suzanne è stata una donna biliosa e vendicativa. Altri hanno scritto che, fino alla sua morte, sopravvenuta qualche mese prima di quella di Beckett, ancora le bruciava il riconoscimento così tardivo all&#8217;opera del suo compagno. In verità lei faceva parte di quel coro di donne che hanno dato tutto per il loro autore prediletto. Mi pare che l&#8217;unica sua intransigenza sia stata quella di consacrare tutta la vita, tutti gli sforzi e il denaro a Samuel Beckett.  Suzanne ha trovato un editore per la prima commedia. Ma è rimasta a Parigi col  cagnolino il giorno in cui Samuel fu Nobelizzato a Stoccolma.  Mi ha detto che il premio lo meritava lui solo e che nessuno doveva condividerlo con lui.</p>
<p>Per l&#8217;autore di Watt né il successo, né il suo fratello siamese , il fallimento, sono mai stati al centro delle sue inquietudini. E ancor meno delle sue conversazioni. I due gemelli sono apparsi e sono spariti dalla sua esistenza come le ombre d&#8217;un sogno. O dei fantasmi d&#8217;un miraggio. Al pari della sua discrezione, l’opera è stata un germogliare di mormorii. Voltando le spalle all&#8217;urgenza.</p>
<p>L&#8217;ermetica bellezza della precisione ha affascinato Beckett. Forse fino a commuoverlo. Le sue distrazioni favorite sono state gli scacchi e la matematica. Finale di partita allude alla fase finale del gioco. Murphy, l&#8217;eroe del romanzo eponimo ha quasi lo stesso nome del campione americano Morphy, questo fenomeno del XIX secolo divenuto pazzo per misantropia. Finì i suoi giorni nella Nouvelle-Orléans percorrendo delle immaginarie mura al servizio del re di Spagna.</p>
<p>Si può leggere in Murphy una partita a scacchi ben strana. Il vincitore, M. Endon, si difende proprio giocando una Affensa Endon, o Zweispringerspot,  «con dei colpi mai visti al caffè <em>Régence</em> e raramente al <em>Divan de Simpson</em>.»  Beckett si abbandona al sortilegio della sua scaccofilia.</p>
<p>La sua attrazione per l&#8217;esattezza comprende ovviamente la parola e la frase. I sentieri assurdi e fatali dell&#8217;arte di scrivere lo rapiscono. Le sue versioni francesi di suoi testi scritti direttamente in inglese hanno significato per lui, nella veste di traduttore, degli abissi senza fine. Incertezze e scrupoli in agguato sul pensiero.  Gradiva  il francese, ma si scontrava con il maestoso cartesianesimo di una lingua tanto sottile quanto ricca. Come trasporre in francese la concisione e la sostanza di <em>Endgame</em> e di <em>Lessness</em>? Non si è mai sentito interamente soddisfatto di <em>Fin de partie</em> e di <em>Sans</em>, Fino al suo ultimo giorno si è spremuto  il cervello a trovare la soluzione a problemi di quasi-geometria frattale. L&#8217; «Oh!» di Oh! les beaux jours  è stato frutto di interi  giorni di meditazione. Il titolo <em>Krapp&#8217;s Last Tape</em> è metafisicamente scivolato fino a trasformarsi in <em>La Dernière Bande</em>. Così la scatologia è diventata erotismo.</p>
<p>Beckett mi ha indirizzato un centinaio di lettere. La maggior parte caratterizzate dalla concisione dell&#8217;indispensabile. Le sue dediche sul filo d’inchiostro si limitavano allo  stretto necessario. Scriveva naturalmente a mano le proprie missive. Rispondeva a giro di posta con una calligrafia sempre più coricata fin quasi a sdraiarsi sull&#8217;orizzontale melanconia di chi non spera più nulla. Ogni cosa lo predisponeva ad immergersi nella propria chiaroveggenza.</p>
<p>Il giorno in cui conobbi Beckett avevo circa ventiquattr&#8217;anni e lui quasi il doppio. Ci siamo sempre dati del lei  come per prolungare quella relazione che ci ha uniti fin dal primo momento. D&#8217;improvviso, qualche mese prima di morire, mi ha dato del tu. In quei giorni la <em>Comédie-Française</em> s&#8217;era impegnata a rappresentare Fin de partie. Ma derogando dalle sue annotazioni scenica con una scenografia mezzo cremisi mezzo bruna. E la commedia veniva interrotta da una ridicola musichetta proprio dove l&#8217;autore aveva scritto &#8220;silenzio&#8221;. Avevano aggiunto dei nuovi personaggi e degli accessori dai colori troppo scanditi in stile antibeckettiano. Beckett ne uscì  urtato e afflitto come non l&#8217;avevo mai visto. Sarebbe lecito domandarsi allora  se quelle modifiche  con le conseguenti incornate di quei manipolatori non ne abbiano accelerato la morte. In seguito a tutto questo, ottenuto l&#8217;appoggio di Ionesco, Kundera e Arthur Miller, ho scritto una lettera in sua difesa. Miracolosamente il mio intervento è riuscito a metter fine alla rappresentazione. E ha spinto Beckett a darmi del tu.</p>
<p> Quando ho conosciuto Beckett ero ancora in sanatorio. Ma lui era già senza un polmone. Un giorno un barbone del metrò, mezzo ubriaco lo aveva accoltellato. Qualche giorno dopo Beckett era andato in galera a far visita al suo aggressore. Gli aveva chiesto la ragione di un tale gesto. Il barbone dopo una lunga pausa, come se aspettasse Godot, gli aveva risposto, da vero personaggio beckettiano:<br />
«Io so?»<br />
A parte la sua opera letteraria credo si conosca un solo lungo testo di Beckett: la lettera che ha spedito nel 1966 ai giudici madrileni che mi tenevano in cella a Carabanchel. Dopo aver sollecitato la mia liberazione, vi proclamava la sua arte e le sue ragioni dello scrivere. Occorre dunque considerare che le frasi che sembra dedicarmi sono in realtà delle auto definizioni: «Arrabal [si legga: Beckett] dovrà soffrire molto per darci un&#8217;opera. . . . Che F. A. [si legga: S. B.] sia restituito ai suoi tormenti, non aggiungete altro al suo proprio dolore.» Solitario e senza un messaggio, ma fatalmente integro, Beckett mi è sempre sembrato un fiocco di grazia.</p>
<figure id="attachment_23021" aria-describedby="caption-attachment-23021" style="width: 213px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2009/09/Beckett_lettera.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2009/09/Beckett_lettera-213x300.jpg" alt="Manoscritto autografo di Beckett della lettera in difesa di Arrabal" title="Beckett_lettera" width="213" height="300" class="size-medium wp-image-23021" srcset="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2009/09/Beckett_lettera-213x300.jpg 213w, https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2009/09/Beckett_lettera-730x1024.jpg 730w, https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2009/09/Beckett_lettera.jpg 1315w" sizes="auto, (max-width: 213px) 100vw, 213px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23021" class="wp-caption-text">Manoscritto autografo di Beckett della lettera in difesa di Arrabal</figcaption></figure>
<p>Testo della lettera:</p>
<p><em>Nella presente impossibilità di testimoniare al processo di Fernando Arrabal scrivo questa lettera nella speranza che possa essere portata a conoscenza della Corte, al fine di renderla forse più sensibile all&#8217;eccezionale valore umano e artistico di colui che sta per essere giudicato. La Corte sta per giudicare uno scrittore spagnolo che, nel breve spazio di dieci anni, si è innalzato fino ai primi ranghi della drammaturgia contemporanea, e questo grazie a un  talento profondamente spagnolo. Ovunque si rappresentino le sue opere, e  si rappresentano ovunque, là è la Spagna. È su questo passato già degno d&#8217;ammirazione che invito la Corte a riflettere, prima di pronunciare una sentenza. E dopo a questo. Arrabal è giovane. È fragile, di fisico e di nervi. Dovrà soffrire molto per darci quel che potrà ancora darci. Infliggergli la pena richiesta dall&#8217;accusa non è soltanto punire un uomo, è mettere in causa tutta l’ opera a venire. Se vi è colpa, che sia allora considerata alla luce dei suoi grandi meriti passati e delle grandi  promesse per il domani e in virtù di questo perdonata. Che Fernando Arrabal sia restituito alla sua propria pena.</p>
<p>[14 agosto 1967]</p>
<p>Cari amici, ecco quanto ho inviato all’avvocato Molla. Possa servire a qualcosa.<br />
Penso molto a voi  e desidero di tutto cuore ciò che certo indovinate. Non mi lasciate senza notizie. Rientro il 27.<br />
Con amicizia<br />
Sam Beckett<br />
</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://staging.nazioneindiana.com/2009/10/01/anteprima-sud-14-arrabal-su-beckett/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>12</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">23019</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Per Milan Kundera</title>
		<link>https://staging.nazioneindiana.com/2008/10/16/per-milan-kundera/</link>
					<comments>https://staging.nazioneindiana.com/2008/10/16/per-milan-kundera/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[max rizzante]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Oct 2008 05:26:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[carte]]></category>
		<category><![CDATA[dispatrio]]></category>
		<category><![CDATA[Fernando Arrabal]]></category>
		<category><![CDATA[Milan Kundera]]></category>
		<category><![CDATA[Zdenek Pesat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.nazioneindiana.com/?p=9643</guid>

					<description><![CDATA[di Fernando Arrabal Quanto a lungo la calunnia si ergerà, incancellabile? Quanto a lungo le carogne infangheranno delle loro ignominie i solitari? Quanto a lungo la frontiera tra vita privata e pubblica sarà napalmizzata? Quanto a lungo i violentatori dell&#8217; indispensabile segreto delle nostre vite si sfameranno nelle latrine della storia? Quanto a lungo gli [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>di Fernando Arrabal</strong></p>
<p>Quanto a lungo la calunnia si ergerà, incancellabile?</p>
<p>Quanto a lungo le carogne infangheranno delle loro ignominie i solitari?</p>
<p>Quanto a lungo la frontiera tra vita privata e pubblica sarà napalmizzata?</p>
<p>Quanto a lungo i violentatori dell&#8217; indispensabile segreto delle nostre vite si sfameranno nelle latrine della storia?</p>
<p>Quanto a lungo gli sterminatori della sfumatura tra l&#8217; opera e il suo autore continueranno a imperversare?</p>
<p>Quanto a lungo la vittima sarà ricoperta di sputi e inchiodata al palo della gogna?</p>
<p>(traduzione di Francesco Forlani)</p>
<p><strong>Comunicato dal sito di RADIO PRAGA del 15 ottobre 2008</strong>:<br />
<em>«Zdenek Pesat, notissimo storico ceco della letteratura, afferma che non è stato Milan Kundera a denunciare Miroslav Dvoracek. Secondo lui è stato un certo Miroslav Dlask, all&#8217;epoca studente alla Facoltà di Lettere di Praga, a denunciare il suo compatriota alla polizia comunista. Zdenek Pesat risponde così alle informazioni rese note dall&#8217;Istituto per gli studi dei regimi totalitari, e pubblicate qualche giorno fa dal settimanale ceco «Respetkt», secondo le quali sarebbe stato MIlan Kundera a compiere quell&#8217;atto. Atto di denuncia che lo stesso Milan Kundera ha fin da subito categoricamente smentito</em>».<br />
<span id="more-9643"></span></p>
<p><a href="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2008/10/franzkafka21.gif"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2008/10/franzkafka21-300x213.gif" alt="" title="franzkafka21" width="300" height="213" class="alignnone size-medium wp-image-9660" /></a><br />
immagine di Franz Kafka</p>
<p>How much longer will calumny soar, indelible?</p>
<p>How much longer will carrion crows spew their ignominy onto lone men?</p>
<p>How much longer will the private/public divide be aflame with napalm?</p>
<p>How much longer will the violators of our lives&#8217; indispensable inner sanctum delight in the latrine of History?</p>
<p>How much longer will the exterminators of the nuance between work and author hold sway?</p>
<p>How much longer will the victim be spattered with spit and pilloried?</p>
<p>We are expressing our friendship and keen admiration for Milan Kundera; today, October 16, 2005, in Paris.</p>
<p>_________________________________________________________________________________________</p>
<p>Jusqu&#8217;à quand la calomnie se haussera-t-elle, indélébile ?</p>
<p>Jusqu&#8217;à quand les charognards éclabousseront-ils de leur propre ignominie les solitaires?</p>
<p>Jusqu&#8217;à quand la frontière entre vie privée et domaine public sera-t-elle &#8216;napalmisée&#8217;?</p>
<p>Jusqu&#8217;à quand les violeurs de l&#8217;indispensable secret de nos vies  se  rassasieront-ils dans les latrines de l&#8217;histoire?  </p>
<p>Jusqu&#8217;à quand les exterminateurs de la nuance entre l&#8217;œuvre et son auteur  continueront-ils de sévir?</p>
<p>Jusqu&#8217;à quand  la victime sera-t-elle couverte de crachats et clouée au pilori ?</p>
<p>Nous exprimons  notre amitié et notre vive admiration  pour Milan Kundera aujourd&#8217;hui, 16 octobre 2008, à Paris.</p>
<p>¿Hasta cuando la calumnia se alzará, indeleble?</p>
<p>¿Hasta cuando los carroñeros salpicarán con su propia ignominia  a los solitarios?</p>
<p>¿Hasta cuando la frontera entre vida privada y dominio público será &#8220;napalmizada&#8221;?</p>
<p>¿Hasta cuando los violadores del indispensable secreto de nuestras vidas se cebarán en las letrinas de la historia?</p>
<p>¿Hasta cuando los exterminadores del matiz entre la obra y su autor continuarán agarrotando?</p>
<p>¿Hasta cuando la víctima será cubierta de escupitajos y clavada en la picota?</p>
<p>Expresamos  nuestra amistad y nuestra viva admiración por Milan Kundera hoy, 16 de octubre de 2008, en París.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://staging.nazioneindiana.com/2008/10/16/per-milan-kundera/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>39</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">9643</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Il gran teatro del mondo</title>
		<link>https://staging.nazioneindiana.com/2004/12/12/il-gran-teatro-del-mondo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[andrea inglese]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Dec 2004 20:13:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[carte]]></category>
		<category><![CDATA[Fernando Arrabal]]></category>
		<category><![CDATA[lidia verde]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.nazioneindiana.com/?p=781</guid>

					<description><![CDATA[di Fernando Arrabal (traduzione di Lidia Verde) Cervantes mostra la gabbia della violenza in cui rinchiudono con gusto il giusto. Così figura nella pittura a olio El Gran Teatro del Mundo. Al cospetto dell’intolleranza il talento e l’ingegno dell’autore del Quijote sono stati all’altezza della sua opera e simbolicamente del suo cuore. Che incoraggiamento per [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.nazioneindiana.com/archives/ARRABAL2.jpg" border="0" alt="ARRABAL2.jpg" hspace="4" vspace="2" width="297" height="230" align="left" /> di <strong>Fernando Arrabal</strong><br />
(traduzione di Lidia Verde)</p>
<p>Cervantes mostra la gabbia della violenza in cui rinchiudono con gusto il giusto. Così figura nella pittura a olio <em>El Gran Teatro del Mundo</em>. Al cospetto dell’intolleranza il talento e l’ingegno dell’autore del Quijote sono stati all’altezza della sua opera e simbolicamente del suo cuore. Che incoraggiamento per i giusti di oggi! Che lezione  per i cloni senzacuore del tiro al cuore!<br />
<span id="more-781"></span><br />
Calderón de la Barca porta nella mano destra l’uovo dell’universo come se fosse simbolicamente il suo cuore con il guscio trafitto dal dolore della violenza. Il quadro e l’<em>auto sacramental</em> non sono frutto dei sogni – «que los sueños sueños son» – di «magicos prodigiosos», o di «príncipes  constantes» contro il «mayor monstruo del mundo».</p>
<p>Sofocle porta nella mano destra una lampada ad olio. La luce della sua opera drammatica – quella dei sette soli – annuncia lo splendore del mito teatrale del nuovo millennio. Oggi il riflusso del pensiero di Nietszche illumina la poesia, la scienza, l’opera e la filosofia. Gli eredi dei pistoleri di principî del XX secolo ancora cercano di spegnerlo del tutto e di spingerci nelle tenebre. Per quale aberrazione si è potuto applaudire un giorno, e senza neanche avere le mani insanguinate, a quanti misero in atto il <em>matarás</em>? Per quale eclissi dell’intelligenza i carnefici continuano a comparire in certi manuali di Storia come «corderos de la justicia», «combatientes por el pueblo» o «mártires voluntarios de la fe»? Per quale sconnessione mentale continuano ad annoverare tra le gesta più nobili quei crimini di  ignobili pasionarie, come la cariata Carità che mise nelle mani del suo stesso figlio il piccone perché assassinasse con una picconata nel cervello?</p>
<p>Racine ha, nel quadro, il mantice dei suoi «cantici spirituali» dei suoi «inni del cuore». Ci ripete che basta una scintilla di virtù per infiammare l’intelligenza, la bellezza e l’amore. Di Fedra, di Berenice o di Ester. Ma anche che è sufficiente una brace di stolidità per scatenare l’incendio dell’odio, della cecità e del terrore.</p>
<p>Pirandello porta in grembo, nel quadro, una clessidra. Il congegno scandisce il ritmo dell’andare e venire: dell’eterno ritorno. Diligenza dell’intelligenza che cercano di impantanare i presunti architetti degli «avveniri luminosi». Futuri che sistematicamente, come quelli stalinisti e hitleriani, portarono solo torti e morti. Come disse Pirandello così è «se vi pare». Il nostro collega Sofocle chiamò il mito finito dell’utopia «chimera». Uccellaccio di mala sorte e peggior morte. Con artigli di bestiaccia e coda di vipera che si attorciglia nelle insegne di carnefici e macellai. Terribile arpia che non ha smesso di caricarsidi abiezioni e di incaricare crimini; in  nome di un mondo migliore, dell’uomo nuovo.</p>
<p>Shakespeare, nel quadro, porta nella mano destra una cartella con le lettere anonime, gli ‘emilio’ e le copie trascritte delle telefonate che ricevono i giusti. Questi messaggi anonimi che, favoriti da anonimi sicari senza messaggio né cuore, cercano di mettere paura. Ma il drammaturgo di Strafford annunciò la rinascita: «All’s well that ends well».</p>
<p>Beckett, che nel quadro vola per il firmamento, aspetta Godot incarnato nello Spirito Santo. Con il suo arrivo il «finale di partita» si concluderà con il ciclo infernale di «tutti quelli che cadono». Noi undici del quadro speriamo che l’aspirazione del cuore alla santità freni l’aspirazione all’orrore.<br />
O’Neill nel quadro suona lo strumento dei suoi avi, per dar convegno all’armonia. Perché tutte le scimmie pelose la smettano di portare lutto a tutte le elettre. Il dono della lingua, la musica; la glossolalia! È la maniera di comunicare con gli altri, con i nazionalisti senza frontiera e le fraternità senza caini.<br />
Il «drammaturgo ancora sconosciuto» ha le gambe nude, il corpo di pesce e il cuore colmo di speranza. Si è appena salvato dalla tempesta e impara a respirare fuori dall’abisso. Respira con un sollievo tale che insegna arespirare anche a noi, che credevamo di saperlo già fare.</p>
<p>Goethe tanto decorato dai migliori (il suo cuore è circondato di medaglie) come condannato dai più, nel quadro, sa di «affinità elettive». La sua teoria dei colori e la metamorfosi delle piante ci insegnano che in vece di radici marcite possiamo entrare e uscire con piede sicuro. Gli dei infiniti di Goethe danno tutto il proprio cuore ai loro favoriti. Come i diavoli del terrore somministrano, tutti, il male ai loro seguaci. Goethe rinnova la volontà di conquistare la libertà dell’amore contro la fatalità dell’orrore.</p>
<p>Nel quadro il modello che il drammaturgo scrive e descrive è la Torre di Babele: «Ascolta Patria la mia afflizione»! Ma la Torre di Babele è anche l’elemento principale del paesaggio.</p>
<p>da <strong>SUD, n° 3, periodico di cultura, arte e letteratura</strong>, <em>LIBRERIA DANTE &amp; DECARTES</em>, Napoli (distribuzione: librerie Feltrinelli)</p>
<p>(immagine: olio di F. Arrabal)</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">781</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>

<!--
Performance optimized by W3 Total Cache. Learn more: https://www.boldgrid.com/w3-total-cache/

Page Caching using Disk: Enhanced 

Served from: staging.nazioneindiana.com @ 2026-05-29 18:40:40 by W3 Total Cache
-->